Elsie de Wolfe : Biographie, Œuvres, Récompenses

Elsie de Wolfe, née Ella Anderson de Wolfe et plus tard connue sous le nom de Lady Mendl, était une actrice, décoratrice d’intérieur et mondaine américaine pionnière. Née en 1859 à New York, elle a grandi dans une famille distinguée et a passé son enfance en Écosse, ce qui l’a conduite à être présentée à la cour de la reine Victoria en 1883. En 1905, influencée par Elisabeth Marbury et Sara Cooper Hewitt, elle s’est orientée vers le design d’intérieur. Son esthétique fraîche et anti-victorienne était à la fois innovante et influente. Elle est devenue célèbre pour sa simplicité, ses couleurs claires et son harmonie visuelle, attirant des clients prestigieux comme le Colony Club, Anne Vanderbilt, et Condé Nast. Elsie de Wolfe a transformé les intérieurs sombres et chargés de l’époque victorienne en des espaces plus lumineux et confortables. Elle a joué un rôle monumental dans l’invention de la profession de décorateur d’intérieur et dans la révolution des espaces intérieurs avec son esthétique moderne. Sa philosophie mettait l’accent sur le confort, la simplicité et la fonctionnalité, laissant une empreinte durable sur l’industrie. La relation entre Elsie de Wolfe et Elisabeth Marbury, bien qu’ouvertement lesbienne, n’a pas suscité de controverses. Ses choix de design audacieux, considérés comme révolutionnaires, ont rapidement gagné en popularité. Ses contributions pendant la Première Guerre mondiale ont également renforcé sa réputation. Son portfolio comprenait des maisons, des clubs sociaux et des établissements commerciaux, où elle transformait les espaces résidentiels en intérieurs élégants et confortables pour des clients de la haute société. Son éducation, principalement privée à New York et Édimbourg, lui a permis d’acquérir une perspective raffinée qui a influencé sa carrière. Les étudiants peuvent s’inspirer du travail d’Elsie de Wolfe en appliquant son éthique de création d’espaces habitables et confortables reflétant l’identité des clients. Son innovation, son sens du marketing, son talent pour le réseautage et ses compétences en design constituent des leçons précieuses pour les designers en herbe. Étudier son travail offre des perspectives sur la créativité, l’entrepreneuriat et l’importance du style personnel dans le design.

Qui est Elsie de Wolfe ?

Elsie de Wolfe, née Ella Anderson de Wolfe, était une actrice, décoratrice d’intérieur, auteure et mondaine américaine notable qui vécut de 1859 à 1950. Issue d’une famille distinguée de New York, elle passa son enfance en Écosse avant d’être présentée à la cour de la reine Victoria à Londres en 1883. De retour à New York, elle se lança dans le théâtre amateur à des fins caritatives. Grâce à son amie proche Elisabeth Marbury, agente théâtrale, Elsie entama une carrière d’actrice professionnelle en 1890. Bien qu’elle ait connu un certain succès comme actrice, elle était davantage reconnue pour son sens de la mode et son aptitude à créer des décors harmonieux.

En 1905, à l’initiative de Marbury et de Sara Cooper Hewitt, Elsie de Wolfe se tourna vers la décoration d’intérieur et commença à recevoir des commandes. Son esthétique anti-victorienne, fraîche et innovante, fit sensation. Elle privilégiait la simplicité, les couleurs claires et l’harmonie visuelle. Parmi ses clients notables figuraient le Colony Club, Anne Vanderbilt et Condé Nast. En 1913, elle publia l’ouvrage fondamental sur le design d’intérieur, The House in Good Taste. Elle vécut une vie glamour entre les États-Unis et l’Europe, devenant une figure éminente de la café society. Elle s’éteignit en 1950 à l’âge de 90 ans à Versailles, laissant derrière elle un héritage en tant que pionnière de la décoration d’intérieur.

Quel type de design représente Elsie de Wolfe ?

Elsie de Wolfe est largement reconnue comme l’une des décoratrices d’intérieur les plus influentes du XXe siècle. Son style représentait une rupture radicale avec les intérieurs sombres et fortement ornés de l’ère victorienne, introduisant une esthétique plus légère, plus aérée et plus confortable. Elle est créditée d’avoir initié le concept de décoration d’intérieur moderne, créant des espaces élégants et vivables. Le style d’Elsie de Wolfe a été transformateur, ouvrant la voie à une nouvelle ère de décoration axée sur la légèreté, le confort et l’expression personnelle. Sa démarche était unique : elle croyait en la création d’espaces reflétant la personnalité et le style de vie de ses clients.

Quel est le plus grand accomplissement d’Elsie de Wolfe ?

Le plus grand accomplissement d’Elsie de Wolfe réside dans son rôle de pionnière en tant que première décoratrice d’intérieur professionnelle, transformant la manière dont les gens abordent la décoration intérieure. Avant elle, la décoration intérieure n’était pas reconnue comme une profession distincte. Elle a créé cet espace professionnel et redéfini les esthétiques intérieures. Rejetant le style victorien lourd, encombré et sombre qui dominait à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, elle a introduit une approche plus légère, aérée et fonctionnelle des espaces intérieurs. Son ouvrage The House in Good Taste est devenu une référence majeure dans la littérature sur le design d’intérieur, consolidant encore davantage son héritage. L’impact d’Elsie de Wolfe s’étend au-delà de ses projets individuels ; elle a créé un nouveau paradigme dans le design d’intérieur, jetant les bases de la profession moderne et influençant les générations futures.

Quels sont les travaux les plus importants d’Elsie de Wolfe ?

Elsie de Wolfe est connue pour plusieurs œuvres marquantes ayant un impact durable sur l’architecture et le design d’intérieur, notamment le Colony Club, la Villa Trianon, le St. Regis Hotel, le manoir Frick et la maison Irving :

01. Le Colony Club

Le Colony Club était le premier club social privé réservé aux femmes à New York, fondé en 1903 par un groupe de femmes influentes, dont Anne Morgan et Florence Jaffray Harriman. Le premier bâtiment du club était situé au 120 Madison Avenue, entre les 30e et 31e rues. Ce bâtiment de six étages, de style Beaux-Arts, a été conçu par McKim, Mead & White, avec Stanford White comme architecte principal, et construit entre 1904 et 1907. En 1916, le club a déménagé dans des locaux plus spacieux à son emplacement actuel, au 564 Park Avenue.

Les intérieurs des deux bâtiments ont été conçus par Elsie de Wolfe, adoptant un style féminin novateur, rompant avec les esthétiques victoriennes lourdes. Le club de Madison Avenue comportait des façades en calcaire et en brique avec des détails Federal Revival. Les espaces intérieurs incluaient des salles à manger, des salles de réunion, une piscine, un gymnase et un jardin sur le toit. Ce projet représentait un changement culturel, offrant aux femmes de l’élite leur propre club social urbain, comparable aux clubs privés pour hommes. Le design moderne et féminin de de Wolfe a immédiatement établi sa réputation de décoratrice influente dans la haute société. Bien que le club ait déménagé, le bâtiment est désormais un monument historique de New York, conservant de nombreux détails d’origine et abritant l’American Academy of Dramatic Arts.

02. La Villa Trianon

La Villa Trianon était un petit château du XVIIIe siècle situé à Versailles, en France, acheté en 1905 par Elsie de Wolfe et sa partenaire Elisabeth Marbury. De Wolfe l’a utilisée comme résidence saisonnière et comme lieu pour organiser des fêtes somptueuses jusqu’à sa mort en 1950.

La villa avait été construite au début des années 1800 et était à l’abandon avant son acquisition par de Wolfe, qui l’a restaurée et décorée dans son style lumineux et féminin caractéristique. Les intérieurs mettaient en avant des meubles Louis XVI peints, des tissus à motifs floraux, des imprimés animaliers et des textures délicates, le tout dominé par des tons beiges. La Villa Trianon a également accueilli des fêtes légendaires, notamment un bal costumé sur le thème du cirque en 1939, juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Cet événement a été décrit comme la dernière grande fête de la société avant l’invasion nazie. Bien que la villa ait subi des dommages pendant l’occupation allemande, de Wolfe l’a restaurée jusqu’à ses dernières années. La Villa Trianon reflète le style visionnaire et l’esprit vivace d’Elsie de Wolfe, une influenceuse, innovatrice et décoratrice d’intérieur pionnière du XXe siècle.

03. Hôtel St. Regis

L’Hôtel St. Regis à New York est l’un des hôtels les plus emblématiques et luxueux du monde, témoignant de l’impact transformateur du design intérieur d’Elsie de Wolfe. Situé au 2 East 55th Street, à l’angle de la Cinquième Avenue à Manhattan, l’Hôtel St. Regis incarne l’opulence et représente le summum du luxe du début du XXe siècle. Le bâtiment, construit en 1904 par John Jacob Astor IV comme un complément à l’hôtel Waldorf-Astoria voisin, reflète l’élégance de l’époque Beaux-Arts.

Le design intérieur de de Wolfe pour le St. Regis se distinguait par des palettes de couleurs claires et aérées, des motifs floraux et des meubles élégants, marquant une rupture significative avec les décors victoriens sombres et lourds alors en vogue. Elle a utilisé des matériaux luxueux tels que la soie, le velours et le brocart, associés à des surfaces réfléchissantes et des meubles gracieux. Les intérieurs, influencés par de Wolfe, comportent des plafonds hauts, des lustres en cristal, des moulures ornées et des surfaces en marbre, mêlant élégance classique et luxe moderne. L’Hôtel St. Regis reste une référence en matière d’hébergement de luxe, alliant grandeur historique et confort contemporain, et demeure un brillant exemple de l’impact durable d’Elsie de Wolfe sur le design intérieur.

04. Le Manoir Frick

Le Manoir Frick était la résidence privée somptueuse de l’industriel Henry Clay Frick, située au 1 East 70th Street à Manhattan, New York. Construit entre 1913 et 1914 dans le style néoclassique par l’architecte Thomas Hastings, le manoir reflète le goût de Frick pour l’élégance européenne.

En 1912, Frick engagea Elsie de Wolfe pour décorer certains des espaces de réception les plus importants de la maison, tels que la salle de musique, la salle du matin, la bibliothèque, ainsi que les boudoirs et salles de bain privés de M. et Mme Frick. De Wolfe choisit des finitions intérieures raffinées, y compris des revêtements muraux, des meubles, des textiles, des objets et un éclairage inspirés du style décoratif français du XVIIIe siècle. Elle utilisa des parquets complexes, des meubles délicats attribués à des ébénistes renommés comme Riesener, des textiles issus de grandes maisons parisiennes, et de nombreux miroirs et luminaires, apportant une touche de légèreté féminine. La salle de musique, qui devint plus tard la salle Boucher de la Frick Collection, est considérée comme l’un des plus grands triomphes de de Wolfe, consolidant son statut de décoratrice de premier plan dans la haute société new-yorkaise.

05. La Maison Irving

La Maison Irving était une demeure délabrée située à l’angle de la 17e Rue et d’Irving Place à New York, qu’Elsie de Wolfe acheta avec sa partenaire romantique, Elisabeth Marbury, en 1892. Cette maison fut le premier terrain d’expérimentation de de Wolfe en matière de décoration intérieure. À une époque où le style victorien était caractérisé par des intérieurs sombres et lourds, elle adopta une approche radicalement différente en supprimant les éléments victoriens et en peignant la maison en blanc.

Elle meubla la Maison Irving avec des pièces plus légères, comme des chaises en cannage français, des tissus aux tons doux, des sols carrelés, des abat-jours transparents et des rideaux en mousseline aérés. Ce style féminin et décontracté, mettant l’accent sur la lumière et l’espace, fut révolutionnaire dans les années 1890 et fit sensation dans la société new-yorkaise. Ce projet établit l’esthétique de de Wolfe, favorisant la simplicité, la lumière du soleil et la convivialité, contrastant avec la formalité étouffante de l’époque victorienne. La transformation de cette demeure délabrée lança sa carrière de décoratrice d’intérieur influente et ouvrit la voie à des commandes prestigieuses telles que le Colony Club.

Comment Elsie de Wolfe a-t-elle contribué au design d’intérieur ?

Elsie de Wolfe est considérée comme la fondatrice du design d’intérieur en tant que profession. Elle a révolutionné les espaces intérieurs au début du XXe siècle en rompant avec le style victorien sombre, lourd et encombré. De Wolfe a introduit une esthétique plus légère et aérienne, utilisant des couleurs pâles, des miroirs pour refléter la lumière, des meubles peints en blanc, des tissus en chintz, des imprimés animaliers et des motifs de papier peint en treillis. Elle a centré ses conceptions sur la personnalité et le mode de vie de ses clientes, souvent des femmes, plutôt que sur la richesse de leurs maris. En 1913, elle publia l’influent ouvrage The House in Good Taste, qui codifia ses principes de simplicité, de convenance et de proportion dans le design. Elle possédait un grand bureau à New York avec une équipe et un showroom. De Wolfe a choisi des pièces de mobilier emblématiques pour décorer la maison de Henry Clay Frick et de sa femme. De nombreux éléments et principes qu’elle a introduits sont encore utilisés par les décorateurs modernes.

Elsie de Wolfe a-t-elle transformé l’industrie du design d’intérieur ?

Oui, Elsie de Wolfe a profondément transformé l’industrie du design d’intérieur, passant du style victorien sombre et lourdement orné à une esthétique plus légère, élégante et axée sur le confort et la convivialité. Elle fut parmi les premières à professionnaliser le design d’intérieur en tant que service, ouvrant la voie au concept moderne de carrière en design d’intérieur. Son influence s’est étendue à l’international et reste palpable, de nombreux principes qu’elle a introduits étant toujours pertinents dans le design d’intérieur contemporain. Elsie de Wolfe a redéfini les normes et attentes des espaces intérieurs, faisant d’elle une figure clé dans l’évolution de cette industrie.

Elsie de Wolfe a-t-elle été controversée d’une quelconque manière ?

Non, Elsie de Wolfe n’a jamais été véritablement controversée. Bien qu’elle ait vécu ouvertement une relation homosexuelle de longue durée avec Elisabeth Marbury, cela n’a pas semblé susciter une grande controverse à l’époque. En tant que décoratrice d’intérieur, certaines de ses choix étaient audacieux ou innovants pour la fin du XIXe et le début du XXe siècle, comme sa préférence pour des pièces plus légères et aérées par rapport au style victorien lourd. Cependant, ces choix ont rapidement rencontré un immense succès et une influence dans son domaine. Pendant la Première Guerre mondiale, de Wolfe s’est illustrée en tant qu’infirmière volontaire en France et a été décorée de la Croix de Guerre, renforçant son image publique positive grâce à ses contributions héroïques.

Qui sont les designers d’intérieur les plus emblématiques de l’histoire moderne à part Elsie de Wolfe ?

Les designers d’intérieur les plus emblématiques de l’histoire moderne, à part Elsie de Wolfe, sont Philippe Starck, Nate Berkus, Kelly Wearstler, Jean-Michel Frank et Kelly Hoppen. Premièrement, Philippe Starck est un designer français célébré pour son travail polyvalent dans le design d’intérieur et de produits. Après avoir étudié l’architecture intérieure à Paris, il a gagné en notoriété en concevant les pièces privées du président François Mitterrand en 1982. Au cours de cinq décennies, il a créé plus de 10 000 designs, fusionnant fonctionnalité et style avant-gardiste. Deuxièmement, Kelly Wearstler est une designer américaine contemporaine célèbre pour ses intérieurs audacieux et superposés, mêlant influences modernes et vintage. Elle a fondé son cabinet pluridisciplinaire dans les années 1990 et conçoit aujourd’hui des espaces résidentiels, hôteliers, commerciaux et de vente au détail de luxe. Souvent qualifiée de maximaliste avec une touche graphique, ses pièces dynamiques mettent en avant des créations sur mesure, des combinaisons de couleurs inhabituelles et des mélanges éclectiques de motifs, textures et matériaux. Troisièmement, Jean-Michel Frank était un designer d’intérieur français légendaire de l’ère Art déco des années 1920/30. Il est connu pour ses intérieurs raffinés et minimalistes. Il utilisait des matériaux luxueux comme le mica, le galuchat, la marqueterie de paille et le bois noble, avec des lignes épurées et des formes pures. Ses clients d’élite comprenaient les Rockefeller et les Rothschild. Frank a été un précurseur d’une esthétique moderne, élégante et épurée qui inspire encore aujourd’hui. Enfin, Kelly Hoppen CBE est l’une des designers d’intérieur britanniques les plus célèbres, célébrée pour son style signature neutre et harmonieux alliant influences orientales et occidentales. Au sein de son cabinet, Kelly Hoppen Interiors, elle a créé des espaces sereins et opulents en mélangeant textures, tons neutres et lignes épurées pour des projets résidentiels et hôteliers de haut niveau depuis les années 1980. Connue comme la “Reine du Taupe”, son style emblématique fusionne des influences contemporaines et asiatiques dans des intérieurs équilibrés et intemporels.

Qu’est-ce qu’Elsie de Wolfe a principalement conçu ?

Elsie de Wolfe a principalement conçu des intérieurs de maisons, de clubs sociaux et d’établissements commerciaux. Elle est devenue célèbre pour sa capacité à transformer des espaces résidentiels en intérieurs élégants, confortables et aérés. Sa clientèle était principalement composée de membres de la haute société, pour lesquels elle créait des maisons sophistiquées mais vivables. Dans les clubs sociaux, notamment le Colony Club à New York, elle a introduit son style signature qui combinait fonctionnalité et élégance, rendant ces espaces accueillants et raffinés. Son approche des établissements commerciaux suivait également cette philosophie, mêlant habilement praticité et attrait esthétique.

Où Elsie de Wolfe a-t-elle étudié ?

Elsie de Wolfe a reçu une éducation privée à New York et à Édimbourg, en Écosse. Sa première éducation a été guidée par son père jusqu’à son décès alors qu’elle avait environ 25 ans. Elle a ensuite vécu avec sa famille maternelle à Édimbourg, où elle a fréquenté une école de perfectionnement. Son séjour à Édimbourg a marqué un moment clé de son éducation, car elle a été présentée à la cour de la reine Victoria en 1883 et a reçu une éducation axée sur les engagements sociaux et culturels. À New York, elle a également fréquenté l’école pour jeunes filles de Mme Macauley, où elle a bénéficié d’une formation formelle. Bien qu’elle n’ait pas fréquenté l’université, son éducation raffinée et son immersion dans la haute société lui ont offert une perspective unique qui a plus tard influencé sa carrière de décoratrice d’intérieur.

Comment les étudiants peuvent-ils apprendre du travail d’Elsie de Wolfe ?

Il existe plusieurs façons pour les étudiants en design de tirer des enseignements du travail d’Elsie de Wolfe. Tout d’abord, de Wolfe a défendu une esthétique plus légère, plus aérée et plus personnalisée, en opposition au style victorien sombre et chargé de son époque. Les étudiants peuvent appliquer son éthique en créant des espaces vivables et confortables qui reflètent l’identité du client. Ensuite, de Wolfe était extrêmement innovante. Elle a introduit des concepts novateurs comme les tapis à motifs animaliers, les treillis peints sur les murs et les paravents à miroirs, considérés comme avant-gardistes à l’époque. Troisièmement, elle était une entrepreneuse avisée et une excellente communicante, écrivant des chroniques, donnant des conférences et publiant des livres à succès pour promouvoir sa vision. Les étudiants peuvent s’inspirer de sa manière habile de développer sa clientèle et de populariser une profession alors émergente. Quatrièmement, son prestigieux carnet de clients, comprenant des industriels comme Henry Clay Frick et des célébrités comme Condé Nast et Cole Porter, montre l’importance du réseautage et des connexions sociales dans le design. Enfin, elle a insufflé un sens du théâtre et du drame dans la décoration intérieure, s’inspirant de son expérience d’actrice. Les étudiants peuvent apprendre comment intégrer une touche personnelle améliore les espaces et rend leur travail distinctif.

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